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 La facilité est un mal en soi?

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AuteurMessage
bruno



Nombre de messages : 80
Date d'inscription : 20/06/2007

MessageSujet: La facilité   Mar 4 Déc - 13:06

Bonjour Joo
J'ai été très heureux de voir à quel point tu étais capable de te remettre en cause. Beaucoup de participants posent des questions abstraites qui ne les remettent pas en cause directement. Faire table rase de ses repères n'est pas facile, mais d'un autre côté, que la vie est plus facile lorsque que nous avons abandonné nos petites croyances ou vérités toutes faites. Qu'est-ce qu'on se sent plus
léger !
Encore une fois bravo et au grand plaisir de te revoir parmi nous !
Bruno Magret
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hyeongwon.JOO



Nombre de messages : 1
Date d'inscription : 17/10/2007

MessageSujet: La facilité est un mal en soi?   Lun 3 Déc - 0:00

Sur le débat de ce matin « la facilité est un mal en soi ? »

L’interprétation du thème : un choix de facilité est-il toujours un mauvais choix ?
Problématique retenue : qu’est ce que je perds et qu’est ce que je gagne en choisissant la facilité ?


Quand j’ai proposé ce thème, je ne pensais pas vraiment qu’il serait retenu et j’étais étonnée de voir le nombre de personnes qui ont opté pour ce thème.

Pourtant, c’est une question que moi je commençais à me poser. Avant, j’avoue que je ne me posais même pas cette question tellement il me paraissait évident ce lien entre le choix de facilité et le mauvais choix à long terme. J’étais toujours méfiante vis-à-vis des choses que je pouvais obtenir facilement car j’avais toujours l’impression que les choses qui s’obtiennent facilement, disparaissent aussi facilement. Tout simplement parce que je ne saurais pas leur attribuer leur vrai valeur faute de ne pas avoir fait assez d’efforts de la comprendre. Je pensais qu’on mérite les choses quand on connaît la valeur de ces choses.

Ce n’est pourtant pas parce que j’avais ce principe que je n’ai jamais fait le choix de facilité. Je l’ai fait moi aussi et oui, à long terme, je regrettais souvent de ne pas m’avoir poussé plus loin.

Paradoxalement, la question sur la facilité passait dans ma tête quand je commençais à entendre les expressions « solution de facilité, choix de facilité » dans la bouche des autres. J’étais frappé à quel point l’on attribuait un sens négatif à la facilité y compris moi-même. Oui, l’autre est toujours miroir de soi-même et souvent de nos propres défauts, que l’on retrouve plus facilement chez l’autre que chez soi..

En tout cas, c’est là que j’ai pu remettre en question la connotation négative de la facilité. Pourquoi condamner la facilité ? Est-ce parce que quelque chose n’est pas facile, il a plus de valeur que quelque chose qui se présente à nous comme facile ? D’où vient cette conviction à moi ? Cela vient de moi ou tout simplement j’ai peur d’autre chose ?

Dans ce sens, la problématique qu’a proposé Clotilde« est-ce que ce qui se passe pour de la facilité est culpabilisant ? » me paraissait très séduisante. Mais j’ai décliné cette problématique parce que j’avais peur que cela réduise en quelque sorte le débat.

Au début, j’avais l’impression que le débat se déroulait dans une direction que je ne souhaitais pas, c'est-à-dire pratique et sociale. L’on parlait beaucoup de l’éloge de la culture d’entreprise pour l’effort et toute cette campagne sociale pour dénoncer la facilité.

Mais pourtant, efforts ne sont pas antinomiques de la facilité. Une tâche peut exiger un certain effort mais offrir une facilité existentielle par la subordination au mécanisme social et par l’absence de questions fondamentales sur soi. Si j’avais posé le débat en termes existentiels, c’est parce que en moi il y avait la question plus existentielle sur facilité – renoncement de soi, le contraire de facilité – dépassement de soi. Oui je pense que Bernard a bien mis le doigt sur le problème en disant que faire le choix de facilité revient quelque part à perdre la liberté.

Mais dans un deuxième temps, le débat semblait entrer dans le vif du sujet. J’ai beaucoup apprécié l’intervention de Jacques qui a apporté au débat un élément auquel je n’ai jamais réfléchi, voire la notion de plaisir. Effectivement, le choix de facilité est en quelque sorte le choix de plaisir.

Aussi l’intervention de Dimitri qui disait que ce qu’on considère comme facilité n’est pas toujours facile me faisait ouvrir un nouveau regard sur le sujet et amenait en moi à d’autres questions comme « alors pourquoi je considère quelque chose comme facilité ? Est-ce que derrière cette condamnation de facilité, il n’y a pas quelque chose que je veux me cacher ? » Effectivement cette déconstruction de la notion de facilité était très intéressante et je remercie Dimitri.

Bruno a aussi évoqué cette double facette de la facilité quand j’ai parlé de la figure de philosophe comme quelqu’un qui a renoncé au choix de facilité en décidant de remettre tout en cause. Oui finalement, comme a dit au début Simone, comment sait-on que c’est facile ?

Et bien, le débat d’aujourd’hui était un vrai plaisir comme toujours et ce plaisir me manquait pendant toute l’année dernière que j’ai passée en Australie……….[/font]
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