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 S'adapter, est-ce de la faiblesse ou de l'intelligence?

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Pascal
Invité



MessageSujet: S'adapter, faiblesse ou intelligence ?   Lun 15 Mar - 21:17

Bonjour à tous - Une participation tardive à une question philosophique !
Qu ' entend-t-on par "s' adapter" ?
S' agit-il d' optimiser un comportement et une action, autrement dit se rapprocher le plus et le mieux possible de l' effet recherché avec le minimum d' inconvénients ?
A mon avis, cette question présente deux aspects : technique et psychologique.

Sur le plan technique (ou pratique), s' adapter est une nécessité; l' action requise demande discernement et compétence : percevoir la situation dans sa totalité et dans ses détails pour mettre en oeuvre l' action juste et complète, bref ne pas laisser subsister ou créer des problèmes qui obligeraient à reprendre le travail.

C' est ainsi que je définirais l' action intelligente : ne pas laisser subsister ou créer de problèmes, faire en sorte de ne pas être obligé de revenir en arrière, de ne pas être amené à reconsidérer la situation et reprendre le travail (le comble étant le travail "ni fait ni à faire" fruit d' une inadaptation totale).
L' action intelligente s' achève et, du fait qu' elle s' achève, le passé ne se perpétue pas, ne prend pas racine; l' inconnu a toute la place pour se déployer, la vie a toute la place pour vivre.

Qu' en est-il sur le plan psychologique ?
Qu 'est-ce que le plan psychologique ? Serait-ce le plan du "moi" et de ses rapports avec les autres "moi" ?
Et qu' en est-il des rapports entre le moi et l' inconnu, entre le moi et la vie ?
Pour peu que j' y regarde, le "moi" (personnel, familial, clanique, communautaire, politique, national, supra-national etc), cette structure égotique, m' apparait comme un puissant empêchement à l' action intelligente.
En effet, ce moi n' est-il pas façonné par le passé, le passé psychologique, la conservation des jugements de valeurs que l' on porte sur soi et sur les autres, les satisfecits que l' on se décerne plus ou moins consciemment et les frustrations que l' on supporte et autres qu' en-dira-t-on ?
Ainsi, ce moi, par nature, n' est-il pas l' expression du passé, non pas le passé objectif, factuel donc impersonnel mais un passé subjectif donc personnel, clanique ... etc ?
Se faisant, ce moi ne limite-t-il pas les rapports humains en les installant et les cantonnant dans un territoire (un espace borné et fermé par une frontière), définissant ainsi une identité ?
N' est-ce pas ainsi que le moi envisage et accomplit "l' adaptation" ?

Ce moi m' apparait incapable d' achever une action; il ne fait que ménager la chêvre et le chou, que gérer les rapports entre les différents territoires, gérer les problèmes afin d' essayer de les rendre supportables - mais il ne réussit pas toujours et invente, pour se justifier, "l' imperfection" de l' être humain; il invente aussi le chef, le roi, l' empereur, le président ... l' homme d' autorité, celui qui définit le mal en ayant, au préalable, définit le bien comme si le bien pouvait être théorisé ... ce qui ouvre la porte aux idéologies et aux conséquences qui s' en suivent ...

Les problèmes se perpétuent à l' infini, avec des hauts et des bas - voyez, par ex, les nombreux problèmes politiques qui ne sont, après tout, que l' extension à la collectivité des problèmes personnels.
Et les prix Nobel de la paix etc ne changent rien à ce désastre ...
Dans ce type d' adaptation point de renouvellement, l' inconnu est étouffé.

Il y a donc adaptation et adaptation ... et ce que d' aucuns appellent "faiblesse" n' est, en fait, que surdité, aveuglement et inintelligence.
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bruno



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MessageSujet: S'adapter(réponse différée)   Jeu 26 Juil - 9:04

Bonjour Bernard
Bon, j'ai de quoi faire !
Je pars à Revel demain et je dois préparer mes affaires. Je te réponds dès mon retour.
A bientôt !
Bruno
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Bernard



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Date d'inscription : 09/06/2007

MessageSujet: Re: S'adapter, est-ce de la faiblesse ou de l'intelligence?   Jeu 26 Juil - 1:05

Bruno,
Je commencerais par te donner ma compréhension de ta position (en schématisant un peu certes … mais pour mieux me faire comprendre !)
Tu dis que nous sommes dans un système, le libéralisme économique, qui a pour loi principale la mise en concurrence de tous contre tous pour le profit de quelques-uns, et qui de ca fait génère de l’égoïsme et de l'individualisme. Dans le cadre de ce système les multinationales organisent la concurrence au niveau international en délocalisant pour payer les salaires les plus bas possible, et en demandant aux Etats toujours plus de flexibilité pour pouvoir jeter les travailleurs dès qu'elles n'en n'ont plus besoin et faire ainsi de super profits. Ces multinationales, aidés par les gouvernements libéraux et les organismes internationaux (FMI, OMC...) à leur solde, s'arrangent même pour maintenir un chômage structurel et faire ainsi pression à la baisse sur les salaires. Elles utilisent aussi, toujours à leur profit, les progrès technologiques qui leur permettent de réduire les coûts de production et de créer de nouveaux produits pour faire plus de profit. Le libéralisme économique, qui est une déformation de la pensée libérale que les organisateurs de ce système inhumain ont ainsi détourné à leur avantage, est leur doctrine. Elle leur sert à justifier, au nom de la concurrence, des mesures de déréglementation de l'économie, qui favorisent les privilégiés et enfoncent les pauvres dans toujours plus de pauvreté et de précarité.
Ce système ainsi défini est donc l'incarnation du mal et l'on comprend aisément que vouloir s'y adapter serait une faute morale. Au lieu de s'y adapter individuellement il faut adapter le système aux valeurs humaines, il faut même changer de système car celui-ci est construit sur des bases qui ne sont pas saines moralement (l’égoïsme y est, à travers la concurrence, érigé en valeur suprême). Un autre monde est possible semble tu dire … seule la volonté de lutter contre les chantres de ce système nous manque !
Tout ça semble en effet très cohérent …. Mais précisément trop cohérent ! Cohérent comme le sont les idéologies qui sont censées nous menées au paradis terrestre !
Je vois cependant plusieurs problèmes à cette vision globalisante.
Le premier c’est son manichéisme. La société y est présentée en deux blocs opposés suivant en cela la vision marxiste classique qui nie la complexité de la société. « Nos vies valent plus que leurs profits » dit le slogan. Il y a eux (les exploiteurs, les dominants donc le mal) d’un coté et nous (les exploités, les dominés, les pauvres qui sont automatiquement assimilés au bien) de l’autre coté. C’est précisément cette vision réductrice de la société que refuse la pensée libérale dont par ailleurs tu te réclames semble t-il ! Cette pensée libérale en effet non seulement reconnaît la diversité des opinions et des intérêts mais elle l'encourage. C’est une doctrine politique qui cherche à faire prévaloir l’intérêt général par l’action de l’Etat. Elle cherche par les institutions démocratiques à réguler la libre expression des opinions (libéralisme politique) et par les réglementations économiques et sociales à assurer la libre concurrence et les libertés économiques (loi sur les monopoles, loi contre la corruption …) car contrairement à ce que disent nos antilibéraux de service (particularité très française!) on ne peut pas dissocier libéralisme politique (pensée libérale) et libéralisme économique. La version ultralibérale de Reagan et Thatcher n'a pas grand-chose à voir avec le véritable libéralisme économique, c'est le laisser aller, laisser faire, la déréglementation à outrance. Mais la solution pour lutter contre les dégâts sociaux crées par l'ultra libéralisme ce n'est pas de vouloir appliquer les recettes du socialisme autoritaire qui ne marche pas, ni les recettes keynésiennes qui ne fonctionnent plus à l'heure de la mondialisation.
Le deuxième défaut de la vision que tu présentes c’est qu’elle postule qu’il y a un groupe social, une classe sociale voire même un groupe restreint de personnes qui organisent ce système d’exploitation et de domination. Tu cites ainsi «les multinationales», «les financiers», «les chantres du système». Ce faisant elle installe le ressentiment comme moteur de l’engagement. Je m’engage pour lutter contre des personnes et non pour résoudre des problèmes.
Le troisième problème de cette vision (comme de toutes les idéologies qui proposent leurs grilles de lecture de la société) c’est que sa cohérence interne nous pousse à refuser de voir une partie de la réalité. Elle tord la réalité pour la faire coller à la théorie. Elle cherche par exemple à nous classer dans l’un des deux grands blocs : chacun de nous y est soit exploiteur soit exploité, soit dominant soit dominé. Dans cette vision il n’existe pas de lois objectives de l’économie, la science économique est forcément au service des dominants. Il ne semble y avoir que la volonté de pouvoir, et de faire des profits, de quelques uns. L’évolution technologique n’est considérée que comme un moyen pour les capitalistes de faire plus de profit. Les évolutions démographiques sont souvent niées ou minimisées.
Et je crois que notre divergence se trouve précisément ici dans cette façon de voir la société qui entraîne deux façons différentes de considérer l’engagement et l’action dans la cité.
Tu essaies, de faire coller ce que tu perçois de la réalité à un schéma d’analyse préétabli, cohérent certes, mais réduisant la complexité de la société a une opposition entre exploiteurs et exploités. Ce schéma est censé décrire LE système qui est la cause de tous les maux de la Terre.
Pour ma part j’essaie de m’abstraire de tout schéma préétabli pour analyser la réalité, en découvrir, au-delà des faits, les grandes tendances, les évolutions qui sont inéluctables et ce qui peut être influencé, transformé ou changé. Il n’y a pas pour moi LE système mais un monde complexe dans lequel il y a des problèmes, des souffrances, des injustices auxquelles nous devons nous attaquer pour les résoudre et les réduire et ainsi transformer progressivement cette société dans un sens plus conforme aux valeurs humanistes. Aujourd’hui d’ailleurs ne s’agit-il pas plutôt de préserver ce vernis d’humanité que nous avons su développer au cours de l’histoire et qui est en danger, plutôt que de vouloir détruire ce qui existe, et qui est fort imparfait j'en conviens mais qui à l'échelle de l'histoire est un progrès considérable, pour reconstruire à partir d'une page blanche. Je dis "vernis d'humanité" (selon une expression que j'ai entendue de je ne sais plus qui) mais qui me semble tout a fait juste car l'humanité qui nous enveloppe est fragile et l'animalité est toujours prête a resurgir.
Donc pour résumer : pour toi, ne pas s'adapter à ce système inhumain, le détruire pour reconstruire le paradis terrestre ! Pour moi s'adapter aux évolutions inéluctables d'un monde complexe, y travailler à préserver et développer l'humain qui est sans cesse remis en cause par ces évolutions.
Pour être plus concret maintenant examinons quelques-uns de tes arguments et voyons comment on pourrait résoudre les problèmes qu’ils posent :
« Je ne connais pas les études qui déclarent qu'en 2020, nous serions en panne de main d'oeuvre. »
C’est normal que tu ne les connaisses pas car cette réalité ne colle pas avec ton schéma préétabli, c’est donc une info que tu as zappée (ce n’est pas une critique personnelle car nous fonctionnons tous comme ça et pour ma part je suis sûr que je zappe certaines infos qui ne collent pas avec mes idées … d’où l’intérêt du débat contradictoire d'ailleurs). Mais néanmoins à cette réalité du manque de main d’œuvre, qui n’est pas le fait de la volonté de quelques capitalistes mal intentionnés mais qui a des causes objectives (démographiques principalement) et qui donc peut être considérée comme un fait objectif, il faudra bien nous y adapter … en travaillant plus longtemps, en augmentant l’immigration, en nous formant aux métiers nouveaux … et en inventant d’autres solutions car l’adaptation doit être active ! Et nos marges de manœuvre sont grandes pour agir et orienter dès maintenant cette évolution inéluctable.
Quand aux études qui parlent de cette évolution tu peux te reporter au livre de Jacques Attali "L'avenir du travail" ou à ce rapport de l'Assemblée Nationale http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i2831.asp

« La rationalisation de l'économie et du marché de l'emploi entraînera Le système à embaucher à flux tendu et de manière très sélective »
C'est vrai que les entreprises cherchent de plus en plus de flexibilité (embaucher à flux tendu comme tu le dis) mais elles le font principalement pour répondre à la demande de plus en plus changeante et pressante des consommateurs. Répondre à la demande, à travers le mécanisme de la concurrence, pour vendre et donc faire du profit pour survivre est leur préoccupation. Car le profit est la condition de survie des entreprises et les super profits de quelques-uns ne doivent pas nous faire oublier cette réalité de l’économie capitaliste.
Il faudra donc bien s'adapter a cette nouvelle donne de la société en faisant en sorte de mieux protéger les personnes (en mettant en place une sécurité sociale professionnelle par exemple qui assurera chacun que la perte de son emploi ne signifiera plus la perte de revenus ni de protection sociale) tout en autorisant les entreprises à embaucher et licencier plus facilement. Il faudra aussi favoriser la mobilité voulue pour réduire la précarité subie et encore ici il y a d'autres solutions à inventer pour s’adapter et ne pas subir passivement cette évolution de la société.

"c'est toujours aux gens de s'adapter en se formant et en se qualifiant. On n'arrive maintenant à les culpabiliser. Ce n'est pas le système qui est inhumain, c'est eux qui sont incapables."
Faudrait–il donc ne pas se former aux nouvelles technologies sous prétexte que cela serait s'adapter au système ? Crois-tu que dans un autre système il ne faudrait pas se former aux mêmes technologies ? Le but de l'éducation et de la formation est certes d'abord de former des citoyens (critiques comme doit l'être un citoyen !), mais il est aussi de former les gens aux emplois qui existeront demain, quelque soit le système ! On peut certes, et on doit même, agir au niveau politique pour orienter les développements technologiques par une politique de la recherche active : développe t-on la recherche sur le nucléaire ou les économies d'énergie ? les biotechnologies, les nanotechnologies ? Etc. …. Mais quand a refuser de vouloir se former il y a un écart !

Pour conclure je dirais qu'il est intéressant de comparer cette problématique de l'adaptation à la mondialisation actuelle avec la révolution industrielle de la fin du 19ème siècle. Fallait-il à l'époque s'y opposer, refuser d'aller travailler dans les usines, dans les mines. Fallait-il appeler à casser les machines qui créaient (déjà) du chômage (disait t-on) … Certains le pensaient car c'était un système inhumain par bien des points qui se mettait en place, comme aujourd’hui certains pensent qu'il faut s'opposer à la mondialisation car c’est un système inhumain. Mais les faits ont montrés que ce système s'est mis en place de toute façon car il correspondait à une évolution inéluctable correspondant au stade de l'évolution des techniques et des connaissances… Il a été corrigé de l'intérieur par l'action syndicale, par les lois sociales et il a finalement apporter d'importants progrès humains… alors sachons aujourd'hui trouver les correctifs nécessaires à la mondialisation, sachons créer et transformer
Bernard
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bruno



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MessageSujet: Adaptation suite   Jeu 19 Juil - 13:06

Bernard
Notre entretien devient intéressant, par contre je m'excuse pour mon esprit un peu réducteur et j'espère que tes oreilles n'en souffrent pas trop.
Cependant, mon désaccord est réel et c'est justement la différence de point de vue qui nous fait avancer, à condition que l'on s'écoute mutuellement.
Le problème n'est pas que tu utilises un concept péjoratif, mais l'adaptation ne suffit pas. Il nous faut créer et transformer. Seul l'animal ne fait que s'adapter. Notre part animale s'adapte, mais notre part humaine crée et transforme.
Il est évident qu'il faut voir et comprendre la situation pour agir de manière intelligente.
Le problème c'est que le changement que tu proposes est purement en soi. Tu n'exiges rien du monde. Ta logique nous conduit à laisser le monde se perdre dans son élan destructeur et nous nous n'avons qu'à préserver les meubles, c'est à dire notre humanité. Est-ce que cela peut suffire ?
Il n'y a pas de séparation entre nous et le monde. Ce n'est pas à l'individu de changer d'abord et au monde de changer ensuite. C'est de la philosophie New Age tout cela. Qui est le premier l'oeuf ou la poule ? Il faut dépasser la dualité intérieur /extérieur. Tout est Un.
Je ne connais pas les études qui déclarent qu'en 2020, nous serions en panne de main d'oeuvre. La rationalisation de l'économie et du marché de l'emploi entraînera Le système à embaucher à flux tendu et de manière très sélective. L'immigration choisie de Sarkosy va bien dans ce sens.
La conccurence internationale, bientôt achevée, des employés et des travailleurs, mise en place par les multi-nationales, permettra à ces dernières d'embaucher à moindre frais et la flexibilité leur donnera la permission de jeter les individus, transformés en fonctions, lorsqu'elles en auront plus besoin.
D'ailleurs il y aura toujours un chomage structurel, pour préserver la conccurence entre les employés et les travailleurs sur le marché de l'emploi. C'est ici la formule de l'esclavage mondialisé.
De plus, les évolutions technologiques seront mises au service des financiers. Elles supprimeront encore plus d'emploi et à cela s'ajoute bien sûr les délocalisations qui vont s'accélérer
Dans ta vision, qui n'est séparée (je te pense quand même au delà) de ce que les chantres du système nous disent, c'est toujours aux gens de s'adapter en se formant et en se qualifiant. On n'arrive maintenant à les culpabiliser. Ce n'est pas le système qui est inhumain, c'est eux qui sont incapables. D'ailleurs les suicides au travail augmmentent considérablement.
Par contre, tu as raison sur un point, car effectivement nous devons faire également notre révolution en nous-même, nous sommes des consommateurs volubiles et il est vrai que nous entretenons ce système à travers nos comportements.
D'après toi, nous n'avons pas le choix, nos marges de manoeuvre sont réduites, mais individuellement d'abord, nous l'avons toujours. Ensuite, à un moment de l'histoire, à la Révolution française, la France était isolée au milieu d'une Europe monarchiste. C'était le mondialisme de l'époque. Beaucoup devaient penser, qu'on ne pouvait pas aller contre le système mondial de cette époque.
La France a défendu sa différence, elle s'est battu et elle est devenue, par la suite le modèle européen de la Liberté et des droits de l'homme.
Il faut savoir rompre avec les mauvaises habitudes du monde et ne pas avoir peur d'être seul.
Nous ne sommes toutefois pas seul, il ya tout un courant alter-mondialiste qui se développe en contre poids. L'amérique du sud est en train de le représenter, grace à la faiblesse des Etats-Unis en Irak.
La France n'aurait pas de mal à changer de partenaires, même s'il nous faudrait nous libérer de nos besoins superficiels pour prendre ce tournant économique. La solidarité ferait les reste.
Il ya également plein de pays en voie de développement qui rèvent de sortir de la dictature du FMI et du libéralisme économique, qui pourraient devenir nos partenaires, pour construire une autre société.
Je ne crois donc pas, comme toi, que la situation est bloquée et que les jeux sont faits. C'est aux hommes de choisir leur destin.
L'homme à crée un système qui le dépasse. C'est ce que nous appelons le libéralisme économique. Il doit le reprendre en main.
Nous n'avons plus le choix, car la planête et l'avenir de l'humanité sont en jeu. Le développement durable va nous obliger à réfléchir à lond terme. Nous allons donc être obiligés de rompre avec cette réflexion stupide et à court terme, qui nous pousse à l'égoïsme, en gagnant de l'argent, en consommant et en voulant tout, tout de suite.
Je pense que tu fais une erreur, concernant la pensée libérale, qui n'a rien à voir avec le libéralisme économique.
les penseurs libéraux, à l'origine étaient d'ailleurs plus progressistes, voire socialistes, que conservateurs.
Au 19 ème siècle, pendant la monarchie de juillet, lorsque les conservateurs se sont emparés de la pensée libérale et l'ont déformée, à travers Guizot devenu ministre, le pays a sombré dans la révolution de 1848. Ce fut une catastrophe dans l'application du libéralisme.
Aujourd'hui le même phénomène se reproduit. Les conservateurs se sont emparés de la pensée libérale pour la tordre dans leur sens. Ce libéralisme est d'ailleurs hypocrite. On veut être libre dans la conquête des marchés, mais lorsque nos intérêts sont menacés, on rétablit les monopoles. Les Etats-Unis sont des champions en ce domaine. Les entreprises françaises aussi. Elles demandent plus de liberté et moins d'interventions de l'Etat, mais lorsqu'elles coulent, elles font appel aux subventions, à notre argent donc, pour se redresser en faisant des chantages au chomage, plutôt que d'assumer la marché qu'elles ont elles-même engendré.
La pensée libérale vient de l'humanisme et des "Lumières" et c'est effectivement le résultat de la pensée philosophique.
Mais la pensée libérale pose la liberté des individus, par rapport à toutes contraintes étatiques et principalement la liberté de penser par soi-même, au centre de la vie.
La véritable logique libérale veut, que les rapports contractuels entre les individus soit libres des contraintes étatiques.
Je tiens à te signaler, d'ailleurs, que dans la pensée libérale, ces rapports contractuels doivent être équitables pour les deux parties. Ainsi, dans le marché du travail, par exemple, si l'on suivait réellement la pensée libérale, le marché de l'emploi ne devrait pas être en défaveur des employés et la mise en conccurence du travail ne devrait pas exister, puisque dans ce cas, l'équitabilité de la transaction est rompue.
Mais il y a mieux, la pensée libérale pose la liberté individuelle au centre de sa conception. La liberté économique n'est qu'une conséquence sublaterne.
Le conservatisme capitalistique a renversé les données. Il a mis la charrue avant les boeufs. D'abord la liberté économique, qui consiste à s'empiffrer et la liberté individuelle, quant à elle, toujours plus contredite par un système de surveillance technologique, est toujours repportée à plus tard.
La circulation des capitaux et des marchandises fonctionnent très bien, mais pas celle des individus.
Le libéralisme économique est un pillage et une déformation de la pensée libérale. Il faut lire ou relire Benjamin Constant, Alexis de Toqueville, John Stuart Mill, Frédéric Bastiat, Pierro Gobetti et bien d'autres, pour s'aperçevoir de cet écart de pensée.
Ce n'est pas le capitalisme, que je remet en cause, car c'est un outil qui peut être mis au service des autres, mais c'est son utilisation égoïste.
Il ne s'agit pas d'abolir le libéralisme philosophique au profit d'un collectivisme restricteur de liberté, je ne suis pas marxiste, mais de retrouver la véritable pensée libérale.
Conclusion
Ce n'est pas à nous de nous adapter au système, mais c'est à nous d'adapter la système à une société véritablement humaine. La simple adaptation au système ne suffit donc pas, il faut créer et transformer celui-ci.
Merci Bernard pour ta contribution !
Passes une bonne journée !
Bruno
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Bernard



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MessageSujet: Re: S'adapter, est-ce de la faiblesse ou de l'intelligence?   Jeu 19 Juil - 1:00

Bruno,
Mais non, précisément trouver les moyens de lutte efficaces pour que le système reste humain ce n’est pas un autre débat c’est le débat central que je pose en disant qu’il faut s’adapter pour rester en mesure de changer la société. Je disais dans mon premier message que pour moi « l'adaptation est une stratégie pour l'action ». Mais là je reconnais que ce terme a, pour beaucoup dont toi en particulier ici, un sens trop chargé négativement, il a le sens exclusif d’adaptation passive = acceptation de la situation. Il vaudrait peut être mieux dire qu’il s’agit de reconnaître la réalité, de savoir discerner dans les évolutions de la société ce qui est inéluctable de ce qui ne l’est pas, savoir analyser ces évolutions pour en déduire les changements que l’on doit dès lors opérer dans son propre comportement, dans ses propres idées, dans sa propre vision du monde. C’est dans ce sens que je parle d’adaptation.
Difficile de répondre en quelques phrases à toutes tes questions et affirmations qui sonnent pour moi comme autant de clichés réducteurs. Aussi je me contenterais de relever quelques points particuliers.
« Demain, ce type de capitalisme cherchera d'autres moyens pour baisser ses coûts de production et gagner plus d'argent encore. Il entraînera d'autres pertes d'emploi, pires que les précédentes. » dis-tu. Vision d’apocalypse que viennent contredire toutes les études qui montrent qu’à partir de 2020 la France manquera de main d’œuvre mais que cela n’entrainera pas automatiquement une réduction du chômage car pour que le chômage baisse il faudra que les formations et les qualifications des gens soient adaptées à la demande des entreprises, des administrations et de la société en général (ce qui est loin d’être le cas en France à l’heure actuelle). Car la société évolue, les technologies, les habitudes de consommation, les besoins et les comportements des gens évoluent et donc les métiers de demain ne seront pas ceux d’aujourd’hui. On peut certes influer sur ces évolutions de la société mais il faut reconnaître que nos marges de manœuvre sont faibles car la plupart d’entre elles se font au niveau mondial, On doit donc s’y adapter c'est-à-dire reconnaître qu’elles sont inéluctables et, à partir de là, trouver des moyens de préserver l’humain dans ce nouveau contexte. Car telle sera, telle est déjà, notre tache pour les années à venir. Entre autres : Comment faire pour que les nanotechnologies et leur cortège de puces intelligentes qui nous suivront à la trace ne mettent pas en danger nos libertés individuelles ? Comment faire pour que la flexibilité des emplois dans les entreprises, elle-même résultat des nouveaux comportements volatiles des consommateurs, ne se traduisent pas par plus de précarité pour les travailleurs ? Comment faire pour que nos activités humaines ne mettent pas en péril la planète (s’adapter à la nature plutôt que d’adapter la nature à nos besoins) ? Mais aussi, bien sur, comment faire pour que le règne de la marchandise ne s’étendent pas à tous les domaines de la vie ? En bref : comment faire pour nous adapter aux évolutions du monde tout en préservant notre humanité (dans les deux sens du terme : l’Humanité en général et l’humanité que chacun a en lui-même).
A te lire on a l’impression que nous serions en face d’un système monolithique, basé sur l’égoïsme et voulu par quelques «organisateurs» inhumains qui ne cherchent qu’a s’enrichir encore plus. Une telle vision, si elle est contient des vérités incontestables, est néanmoins très réductrice et rappelle dangereusement la théorie du complot qui voit en toute chose négative le résultat de la volonté d’un groupe de personnes mal intentionnées (ce fut les juifs, les 100 familles riches, les élites mondialisées …). La réalité est évidement beaucoup plus complexe et si on peut certes dire qu’il y a un système capitaliste qui aujourd’hui, dans le contexte de la mondialisation, s’est transformé en «capitalisme total», (selon la juste expression de Jean Peyrelevade), ou le pouvoir des actionnaires liés au capitalisme financier s’impose face à tous les contre-pouvoirs, on ne peut pas lui imputer tous les maux de la terre alors que précisément ces maux différents selon les pays et donc selon les politiques qui y sont appliquées (peu de chômage et peu d’exclusion en Suède ou au Danemark, beaucoup en France). De même si on peut dire qu’effectivement la concurrence est un principe qui se base sur l’égoïsme, on doit aussi reconnaître qu’elle est une des expressions de la liberté individuelle. La liberté individuelle a probablement quelque-chose a voir avec l’égoïsme. Faut-il être fou pour prendre comme base de la société la liberté individuelle ? … c’est pourtant ce que les Lumières et la Révolution nous ont amené sous le nom de libéralisme (dont on ne distinguait pas à l’époque le politique de l’économique car ils étaient et sont encore intimement liés). Ce qui est à l’œuvre dans le capitalisme d’aujourd’hui et qui est condamnable c’est plus la soif de pouvoir et l’égoïsme de certains acteurs du système (Bill Gates le patron de Microsoft par exemple, les fonds de pension ou autres fonds d’investissement financiers ...) qui tuent la concurrence, qui vont à l’inverse du libéralisme. Ou es la concurrence face à Microsoft ? Ou est le libéralisme et la liberté d’investir face aux fonds de pension ? Le capitalisme d’aujourd’hui tue le libéralisme et tue la liberté ... il faut donc le corriger pour rétablir les principes de concurrence et de liberté mais pas le refuser en bloc sous prétexte qu'il se base sur ces principes !
Condamner LE système est une solution bien facile pour éviter de se poser les vrais problèmes.
Bernard
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bruno



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MessageSujet: Adaptation   Mer 18 Juil - 17:38

Bonjour Bernard
Non, l'exemple de la mondialisation est bien choisie. Ton argument m'invite à croire, qu'il faut accepter ce type de mondialisation égoïste, basée sur l'argent et sur la concurrence sans pitié, pour en tirer les marrons du feu. Mais les baisses du chomage occasionnées par les coup de soufflet, libéralisant un peu plus le feu dévastateur de l'égoïsme et l'enrichissement systématique des plus riches, sont de courte durée. Demain, ce type de capitalisme cherchera d'autres moyens pour baisser ses coûts de production et gagner plus d'argent encore. Il entraïnera d'autres pertes d'emploi, pires que les précédentes.
Il faut être fou pour prendre pour base de la sociéte l'égoïsme humain. Il ne viendrait à l'esprit de personne, sauf les fous justement, de prendre son véhicule, alors que les bases mécaniques même sont défaillantes. La théorie de l'adaptation a-t-elle pas des limites et quelles sont elles ?
Je ne confonds pas société et système. Est-ce à l'homme de s'adapter au système ou doit-on adapter le système à l'homme ?
Ce système a fait son temps. Il met en péril la planète elle-même.
Jusqu'à quand devrons faire l'effort de nous y adapter ? Ne tombes-tu pas, justement, dans le discours des organisateurs de cette pourriture : "adaptez-vous ! réadaptez-vous !", qu'ils nous disent !
Je suis d'accord avec toi sur la marginalité, mais il ya un écart entre être marginal, par rapport au système et par rapport à la société. Les gentils GO de ce système, sont les premiers à se marginaliser par rapport à la société humaine, en devenant inhumains. Dois-je suivre leur exemple, m'adapter à se système et devenir inhumain ? Reste à trouver les moyens de lutte efficaces et cela est un autre débat.
Bruno
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Bernard



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MessageSujet: Re: S'adapter, est-ce de la faiblesse ou de l'intelligence?   Mar 17 Juil - 23:34

« Seulement s’adapter ou changer la société » telle est précisément l’alternative que je refuse en prétendant, certes avec un peu de provocation envers tous les anti-quelquechose, que l’on doit s’adapter précisément pour être en mesure de changer la société. C'est-à-dire que pour être en mesure d’agir sur la société il faut d’abord accepter d’y vivre avec les autres, d’en respecter les règles communes, d’en reconnaitre les évolutions inéluctables (évolutions technologiques, économiques, démographiques, culturelles …). Je fais une différence dans mon propos entre, d’une part l’adaptation passive que j’appelle acceptation et d’autre part l’adaptation active que j’appelle seule adaptation, car il me semble que derrière ce terme d’adaptation il y a une volonté de se changer pour rester non seulement en vie mais pour rester soi-même, fidèle à ses valeurs.
Les exemples sont nombreux qui montrent que pour être en mesure de changer la société il faut s’adapter aux évolutions de celle-ci, c'est-à-dire les reconnaître, les comprendre et dès lors changer volontairement son comportement, ses actes en fonction de cette compréhension. L’adaptation est intelligence. S’opposer frontalement aux évolutions de la société, conduit au contraire à en subir les évolutions.
Comme le disaient les sages de l’antiquité « il y a les choses qui dépendent de nous » et « celles qui ne dépendent pas de nous » et vouloir s’attaquer à ces dernières nous conduit aux pires désagréments. Attaquons nous donc à celles qui dépendent de nous. Et j’irais même plus loin en disant que nous devons agir pour faire bouger les lignes entre les choses qui dépendent de nous et celles qui n’en dépendent pas … au profit des premières bien sur..
Quels moyens d’action aurait pour changer la société, à l’heure actuelle, celui qui refuserait d’utiliser internet, c'est-à-dire de s’adapter aux évolutions technologiques. Il serait vite isolé.
Quelle influence a sur la société le marginal qui en refuse toutes les règles sous prétexte qu’elles sont faussées etc …
Alors certes s’adapter ne suffit pas pour changer la société, il faut ensuite y agir pour orienter les évolutions dans le sens des valeurs auxquelles on croit. Le discernement ne suffit pas il faut ensuite la volonté de faire bouger les lignes.
Nos moyens d’action sur la société sont plus d’influence que d’action positive. C’est à la marge que l’on agit avec efficacité. C’est, comme au judo, en utilisant la force de l’adversaire à sont profit que l’on a le plus d’efficacité. S’adapter au mouvement de l’adversaire pour le vaincre.
Alors la question ne serait-elle pas plutôt « s’adapter jusqu’ou ? jusqu'à quelle limite ? ». Ou est la limite entre l’adaptation passive (acceptation) et l’adaptation active. Chacun y répondra en fonction de sa perception de la société. Avons-nous dépasser les limites ou pas encore ?
A titre d’exemple je dirais qu’il me semble qu’à l’heure actuelle en France notre refus d’adaptation à la mondialisation nous conduit à plus d’effets négatifs que positifs (chômage, exclusion). S’y adapter au contraire en en acceptant les principales règles (pas toutes nécessairement !) pourrait nous permettre d’en tirer profit comme le font les principaux pays européens (avec en particulier un chômage réduit, base de toute autre politique de lutte contre les exclusions).
Bon mais là je dérive sur la politique …
Bernard
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bruno



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MessageSujet: Adaptation   Mar 17 Juil - 9:42

Bonjour Bernard
Je ne sais pas si vous avez obordé cet autre aspect de la question, à savoir que, contrairement aux autres espèces qui généralement s'adaptent au milieu, l'homme est le seul à adapter le milieu à ses prérogatives. "Est maître des lieux, celui qui les organise." nous dit le proverbe. Faut-il seulement s'adapter, pour survivre et vivre, ou faut-il adapter le monde à soi ? L'animal qui s'adapte ne change rien, ors l'homme a en lui une créativité qui nous interroge. Dans notre société, face à la destruction planétaire avancée, faut-il seulement s'adapter ou changer la société, chacun à notre niveau ? Et enfin, faut-il s'adapter à tout ?
Bruno Magret
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Bernard



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MessageSujet: S'adapter, est-ce de la faiblesse ou de l'intelligence?   Dim 15 Juil - 18:21

Ce que je retiens du débat de ce matin:
L'adaptation est-elle simple acceptation du monde tel qu'il est? renoncement à le changer, à agir sur lui ? Ou au contraire est-elle une stratégie consistant à comprendre le monde, à analyser les situations, à discerner ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas, pour etre en mesure de choisir la meilleure façon d'agir ?
Mais est-il possible de s'adapter sans se perdre, sans se corrompre, sans collaborer ?
Non seulement c'est possible mais c'est pour moi la seule façon de ne pas se perdre? de rester fidèle à soi-même? L'adaptation n'est t-elle pas en effet la seule stratégie praticable pour rester soi-même, entre l'acceptation et le refus du monde tel qu'il est. L'acceptation, c'est le renoncement à agir sur le monde, le renoncement à son autonomie personnelle, c'est l'alignement de son comportement sur celui des autres. Mais le refus du monde à l'inverse, s'il se veut affirmation de sa liberté, n'est-il pas retrait du monde, refus d'entendre les autres, isolement dans ses certitudes. Entre ces deux extrêmes l'adaptation est une stratégie pour l'action consistant à prendre en compte son environnement, l'intégrer dans sa réflexion et dans ses comportements pour survivre dans le monde en tant qu'acteur, pour rester soi-même.
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