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 Le hasard tue-t-il la nécessité ?

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AuteurMessage
Nader



Nombre de messages : 28
Date d'inscription : 03/08/2008

MessageSujet: Le hasard tue-t-il la nécessité ?   Sam 30 Mai - 23:12

Débat animé par Bernard Le dimanche, 24.05. 2009

Le nombre de personnes : 15

Thème retenu : Le hasard tue-t-il la nécessité ? proposé par Janine

Thèmes proposés :
Sommes-nous égaux à nous-mêmes en toutes circonstances ?
Le hasard tue-t-il la nécessité ?
Peut-on vivre sans musique ?
Pourquoi ne doit-on jamais dire « il faut » ?
Jacques
En philo le nécessaire s’oppose au contingent mais je crois que le contingent est le résultat du hasard et de la nécessité.
José
Le hasard a un sens dans le chaos et non dans le cosmos.
Jacques
Le hasard n’est pas le chaos car il a aussi des lois bien précises.
Marina
La volonté est d’ordre divin, on s’en sert pour changer le monde. Elle s’oppose au hasard. L’immatériel régit-il le matériel ?

Hypothèse 1 : Le volontarisme tiendrait le hasard à distance.

Jacques
Qu’ont croie en dieu au pas, on peut toujours se poser la question : qu’est-ce que le hasard et qu’est-ce que la nécessité ?
José
Le hasard fait parfois bien les choses. Peut-être est-ce dieu qui se cache derrière lui ?
Pascale
Le ruban de Moebius[1] est comme la parole. Il se retourne en son contraire.
José
Le hasard est peut-être la part de vacuité et d’ennui qui est en nous, c’est un néant qui désorganise la vie.
Jacques
Si on essaye de définir la nécessité, elle régit des lois. Exemple : la pesanteur. Selon Sartre, l’homme est « en situation », une situation est complexe et toujours régie par des lois strictes mais trop compliquées pour nous, donc nous l’appelons hasard. Comme beaucoup des lois entrent en jeu, le hasard exprime parfois la nécessité. Le hasard est l’expression usuelle de la nécessité pour les ignorants.

Hypothèse 2 : Le hasard serait une face cachée de la nécessité non
maîtrisée par l’homme.


Marina
Il est suffisant de connaître certaines données immédiates pour la vie quotidienne. Les constantes universelles ne nous concerne que très peu, la loi n’est pas naturelle, c’est dans la nature de l’homme de tuer. Aurons-nous toujours la volonté de ne pas tuer ?

Jonatan
Pour moi le hasard ne tue pas la nécessité. La terre connaît les saisons grâce à sa place dans l’univers. Mais en amont il y a le hasard. En arable Al –zahr, signifie jeu de dès. Mais dieu le veut. Le hasard renferme une part de nécessité et non de chaos.

Jean Jacques
Le hasard est notre incapacité à expliquer ce que l’on ne comprend pas. Ce serait la nécessité qui repousse le hasard au cours des siècles, laissant à dieu la place pour se manifester. La science expliquerait-elle tout, l’esprit humain aurait toujours l’espoir de dieu.

André
Pour Cournot le hasard est intersection de deux nécessités. Un pot de fleurs qui tombent plus un homme qui passe juste en-dessous égale surprise, égale hasard. Le hasard est à l’intérieur de chaque série. En histoire l’illusion rétrospective tue le hasard pour mettre l’histoire en forme[2].

Lysa
La loi première se trouve toujours dépassée par une autre. Exemple : Newton par Einstein. C’est une autre nécessité que dieu et l’amour. Pourtant les scientifiques et les croyants ont souvent été les mêmes. En somme le hasard est nécessaire et la nécessité hasardeuse. Certains paramètres hasardeux peuvent être mis en lois. Mais le mieux vive- humain est spirituel, il est d’un autre ordre. On oublie que la matière renferme du vide et même de l’énergie. La matière ne peut-être séparée
de l’esprit, chacun entraine l’autre.

Jacques
On n’agit jamais sans raison mais rien n’est jamais écrit. Le déterminisme ne s’applique jamais à l’avenir.



[1] En topologie, le ruban de Möbius (aussi appelé bande de Möbius ou anneau de Möbius) est une surface fermée dont le bord se réduit à un cercle. Elle a la particularité d'être réglée et non-orientable. Cette surface a été décrite indépendamment en 1858 par les mathématiciens August Ferdinand Möbius (1790-1868) et Johann Benedict Listing (1808-1882). Le nom du premier fut retenu grâce à un mémoire présenté à l'Académie des sciences à Paris. On trouve également
les dénominations de bande, anneau ou ceinture de Möbius ou, abusivement et phonétiquement, de Moebius, notamment dans les traductions.

Il est facile de visualiser la bande de Möbius dans l'espace : un modèle simple se réalise en faisant subir une torsion d'un demi-tour à une longue bande de papier, puis en collant les deux extrémités. Si l'on coupe le ruban en deux dans le sens de la longueur, on obtient un anneau unique, vrillé, mais qui possède deux faces distinctes et deux bords distincts. Si on le recoupe dans le sens de la longueur, on obtient... deux anneaux distincts, vrillés et entortillés l'un sur
l'autre.

Le ruban de Möbius alimente également, de par sa particularité, des débats en philosophie. Les spéculations dont il peut faire l'objet ont ainsi inspiré le psychanalyste Jacques Lacan.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ruban de Mobius, consulté, le 28.05.2009

[2] Antoine Augustin Cournot (Gray, 28 août 1801 - Paris, 30 mars
1877) est un mathématicien français qui s'est intéressé notamment à la formalisation des théories économiques. Il est ainsi un des premiers à avoir formulé un modèle de l'offre et de la demande.


L'économiste
En microéconomie, il travailla sur les équilibres entre deux producteurs ("équilibres de Cournot" généralisés plus tard sous le terme d'équilibres de Nash ou équilibres de Nash-Cournot"). Il introduisit le concept d'élasticité en économie et de coût marginal. Il a aussi un apport sur les structures de marché en étudiant le duopole.
Ses travaux dans le domaine de l'économie ont influencé les réflexions de Léon Walras, l'un des artisans de la révolution marginale. Son livre phare sur le sujet reste ses Recherches sur les principes mathématiques de la théorie des richesses, livre dont l'importance théorique ne sera reconnue que beaucoup plus tard.





L'épistémologue et le philosophe


C'est aussi un philosophe, qui voulut penser l'articulation et la
différence du déterminisme physique, de la vie, de la liberté et du hasard. Il contribua à une interprétation originale du hasard. Le hasard n'est pas que l'expression
de notre ignorance des causes, comme le croyait le physicien déterministe Pierre-Simon Laplace.
Cournot définit le hasard, dans une proposition devenue célèbre, comme
la “rencontre de deux séries causales indépendantes”. Les événements en
eux-mêmes sont tout à fait déterminés quant à leur cause et à leur effet ;
c’est de leur rencontre imprévisible, de l’intrusion d’une nouvelle causalité
indépendante dans le déroulement d’un processus que naît le hasard.



Grâce aux recherches actuelles sur le chaos déterministe, on arrive à percer les fondements de la nature du hasard tels que les avaient énoncés Cournot. Les événements qui affectent un système complexe, comme le système solaire, sont partiellement imprévisibles, contrairement à l'affirmation de Laplace.
Cette recherche conduisit Cournot à un renouvellement de la philosophie de l'histoire (il connaissait l'œuvre de Wilhelm von Humboldt et de son frère). L'histoire n'est ni une science, faute de lois, ni le produit de purs aléas, ce qui rendrait le récit historique impossible, ou chaotique. Certes, les choix des individus y jouent un rôle, mais il faut tenir compte également des effets de structure.
La connaissance historique se situe donc au confluent de ces deux logiques. Cela ne veut pas dire que le rôle des grands personnages soit négligeable. Mais si l'Eglise est en quelque sorte la fille de Bossuet, Bossuet est bien davantage encore le fils de l'Eglise.

Aussi bien cette conception du hasard que celle de l'histoire sont à rapprocher du texte de Humboldt sur les lois du développement des forces humaines (1791). Notons cependant, que si Cournot
appréciait l'œuvre des frères Humboldt, il ne pouvait pas avoir lu ce
brouillon, car il n'a pas été publié de son vivant.

Enfin Cournot, à la suite des philosophes allemands, pense l'articulation des sciences en rapport avec leurs objets. On passe ainsi graduellement du matérialisme au domaine de l'activité vitale, puis du "vitalisme" à celui de la raison abstraite. Les sciences humaines ont pour objet une réalité intermédiaire, où s'associent l'organicité de la langue, de la société, des religions, et l'activité de la raison abstraite.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-Augustin_Cournot,
consulté, 29.05.2009
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