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 la philo comme acte politique

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oanto
Invité



MessageSujet: politiquosophe?   Ven 11 Mar - 3:35

effectivement et de fait politique et philosophie sont tres lié
rien de neuf, republique, democratie: le gouvernement agit l'opinion souhaite
les medias comme ils se plait a les designer
sont tres usité pour pour agiter le la science communicationnelle de la maitrise de l'opinion, chacun et nul autre connais la sienne et sait bien que malgres lui il n'est en capacité de la divulguer totalement
de se fait si l'on veut affiner cette science il faut jouer au minimum le jeu en l'absence de lumineux philosophe de l'opinion, au plus pres du souhait, du citoyen
d'ou l'importance ici et en cet heure de la philosophie en politique encore bien moindre helas que celui de l'economiste d'apres moi : )
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Pascal
Invité



MessageSujet: la philo comme acte politique   Jeu 24 Avr - 2:27

Demandons-nous ce qui différencie "philosophie" et "politique".

A mon avis, le philosophe parle de questions, de participation à un questionnement, d' investigations "philosophiques". Le politique parle de problèmes et de résolution de problèmes; il parle aussi de luttes, de combats, de victoires et de défaites.
Il nous faut donc expliciter ce que recouvre cette différence de vocabulaire.

Voyons d' abord ce qui fait problème chez les humains.
Il me semble qu' il n' y a qu' un seul problème (hormis les nombreux problèmes techniques ... etc) : la relation, une rencontre directe, sans préséance, sans réserve, sans la crainte de "perdre la face", c' est à dire de perdre "son" autorité et éventuellement "son" pouvoir.

Parce que la relation est factuelle, c' est à dire vivante, réelle, alors que la "face" est discours sur soi-même, un discours qui s' auto-protège en portant des jugements de valeurs sur le réel (la fabrication des préjugés, du communautarisme ...), un discours qui conçoit et énonce l' avenir proche ou lointain de "ma face".
D'où les innombrables divisions, les innombrales hiérarchies, préséances, catégories de "peuples", promesses, croyances dont la vocation est de justifier et protéger la "face" aujourd' hui, demain, après la mort ... contre l' adversité, les adversaires, les ennemis ...

Maintenant, parmi les problèmes, qu' est-ce qui caractérise le problème politique ?
N' est-ce pas de déterminer le "droit", qui en bénéficie, qui n' en bénéficie pas - bref, de tracer une frontière, définir un territoire social accepté et reconnu par tous sur le territoire politique et justifié au nom de "valeurs ", de principes dits "politiques, démocratiques ... "
Un problème est politique quand se pose un problème de frontière n' est-il pas vrai ? - quel rapport avec la philosophie ?

En traçant les frontières, le droit évite l' affrontement et prétend désamorcer la violence du rapport de forces. Mais en est-il vraiment ainsi ?
Quand il s' agit d' améliorer les conditions de travail, les salaires, d' accorder des droits aux humains "défavorisés" etc, le droit a toute sa valeur; mais quel rapport avec les questions philosophiques ?

En philosophie, il n' y a pas de rapport de forces, et c' est pour cela que la philosophie aborde des questions de "fond" alors que la politique traite des problèmes de "forme", c' est à dire d' élaboration du droit et de sa mise en oeuvre pour contenir les frustrations, les oppositions et les colères dans des limites (des frontières) acceptées par les "défavorisés".
En politique, quelques vagues sont tolérées; mais pas les tempêtes et encore moins les raz de marée.

En philosophie la notion de frontière est donc balayée parce qu' elle est une "forme" par nature conventionnelle, arbitraire; parce qu' elle est le fait du prince, d' un lobby ou d' une majorité revendicatrice, qui officialisent des divisions là où il n' y en avait pas, plaçant de ce fait des barrières qui justifient le dos à dos, l' indifférence voire un racisme dissimulé pas la "tolérance".
En philosophie, il n' y a donc pas de frontières, pas de lobbies, pas de "tolérance", pas d' ennemis, par conséquent pas de droits à revendiquer ni à défendre.

Ce qui ne veut pas dire que le philosophe rejette le droit, qu' il rejette la lutte du "défavorisé" contre le "privilégié"; il dit seulement que philosopher n' est pas lutter, que le droit n' est pas la liberté, que les accomodements, les négociations et les droits n' amènent pas la paix.

Le philosophe dit aussi que les questions "philosophiques" (la liberté, la paix ... mais pas les revendications de logements ...) sont des questions de "fond" (qui concernent toute l' humanité), donc l' affaire de chaque humain, indépendamment de sa condition.
Et que, tant que ces questions philosophiques seront la chasse gardée de soit-disant professionnels et spécialistes (les soit-disant écoles dites "philosophiques"), les problèmes politiques (droit au logement, à la nourriture ...) n' auront jamais de fin, parce que ces problèmes consistent toujours en la lutte du blindage contre l' obus, une lutte sans fin.

Le philosophe dit aussi que la philosophie ne s' apprend pas, parce que la philosophie n' est pas une "matière"; quand bien même il y aurait des spécialistes pour apprendre à parler, pour apprendre à poser des problèmes, éviter les formulations obscures ou directives, tout cela ne contribue en rien à l' investigation philosophique.

Parce que l' investigation philosophique, en engendrant elle-même sa propre discipline, sa propre profondeur, libre des préséances, de la durée et de la "forme", permet ce constat : nous sommes un même esprit, un esprit qui travaille.
Il n' y a pas de divisions, pas d' opinions; il y a un travail commun où les accords et les désaccords, ne contribuant en rien à l' investigation, n' ont aucune pertinence philosophique (contrairement à la politique ...)

Que serait, en effet, "le" politique (ou "la") s' il n' y avait pas d' opinions, pas d' accords, pas de désaccords; distinguerait-on "le" politique de "la" politique pour inventer un espace "démocratique" ?
L' espace "démocratique", qui n' est jamais impartial, n' a rien en commun avec l' espace "philosophique".

"Le" politique (l' homme qui fait "la" politique) divise l' humanité en deux parties : à la première, il accorde des privilèges, à la seconde, il accorde des droits ( ... au compte-gouttes !); ce n' est donc pas un philosophe puisqu' il justifie cette division "au nom de ... ", au nom de "l' acceptable et de l' inacceptable". Nous sommes bien loin du bien commun, de la liberté et de la paix ... de la vérité.
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bruno



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MessageSujet: Public/privé   Sam 19 Avr - 11:41

Bonjour Bernard
Ne confondons pas individualisme philosophique et individualisme égocentrique.
Qui commence l'oeuf ou la poule ?
L'hyper individualisme entraîne le consumérisme et en retour, ce dernier entraîne l'hyper individualisme.
En fait, c'est l'égoïsme qui est à la source de ce cercle vicieux.
Il ya un juste milieu entre public et privé. L'un ne peut pas exister sans l'autre. Je dénoncais la rupture entre les deux. TU as raison, il y a même confusion entre les deux, puisque le système et les médias exposent la vie privé des uns et rend privé ce qui devrait être public.
Bruno
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Bernard



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MessageSujet: Re: la philo comme acte politique   Mer 16 Avr - 23:40

Bruno,
En quoi "dans les années 80, la séparation public/privé a t-il amené l'individualisme égocentrique néo-libéral" ?
Il me semble au contraire que dans ces années-là, la séparation public/privé s'est progressivement effacée, sous la pression des médias (émissions de télé-réalité, de "confessions intimes" en direct, étalage de la vie privée des hommes politiques ...), de la montée du communautarisme religieux en particulier (affaire du voile islamique ...).
La montée de l'individualisme ne me semble pas être une conséquence de cette séparation comme tu le prétends, ni de l'effacement de cette séparation comme je le constate de mon coté. Mais au contraire il me semble que c'est la montée de l'individualisme qui a entrainé un effacement et surtout un déplacement de la ligne de séparation public/privé. En effet la montée de l'individualisme est du à l'évolution de la société: extension de la sphère marchande, augmentation du niveau de vie (ce qui n'est plus le cas aujourd'hui!), hédonisme, modes des pratiques centrées sur soi (yoga ...) et en parrallèle régression de la participation aux corps intermédiaires: syndicat, partis politiques, associations ... et donc déplacement de la ligne public/privé au profit du privé. De plus en plus de services public par exemple sont rempli par des activités privées : on ne prends plus le train mais sa voiture personnelle, on exerce son droit à mettre son enfant dans une école privée, on revendique son droit à la différence comme un droit politique (et non seulement d'ordre privé).
Cet effacement de la ligne de séparation public/privé me parait dangereuse car c'est sur elle que toute notre conception de la démocratie est fondée. Sans reconnaissance d'un domaine privé "inviolable" pas de liberté ... comme dans les sociétés traditionnelles ou tout le monde surveille tout le monde tout le temps ou dans les dictatures ou l'Etat se permet de violer le domaine privé. C'est sur elle qu'est fondée la laïcité (stricte "à la française" ou moins stricte comme dans les autres pays européens)
Bernard
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bruno



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MessageSujet: Les cheveux en quatre   Mer 16 Avr - 16:16

Bonjour Annick
Non je pense que je reste correct vis à vis de Pascal, même si la dernière question te semble intrusive. Je pense que Pascal a un discours purement individualiste et surtout qu'il reste coincé dans une démarche purement intellectuelle au mépris du corps, donc du corps social et planétaire dans lequel il vit.
La question des enfants renvoie à la responsabilité, que nous avons face à ce corps social, panétaire que nos enfants vont hériter.
Pascal est dans la "raison pure" qui ratiocine et coupe les cheveux en quatre. D'ailleurs, il n'est jamais d'accord et son esprit critique est devenu une machine à contredire. C'est là, la méthode de réflexion que je critique et pas l'individu, que je respecte infiniment.
On peut aussi concevoir la discussion pour avancer ensemble et approfondir ce qui a été donné.
Pascal est resté coincé dans les années 80, où la séparation public/privé a amener l'individualisme égocentrique néo-libéral. C'est la pensée masculine, rationaliste poussée à son extrême, avec son mythe de la pure autonomie individuelle qui est un isolement.
Mais aujourd'hui, face aux dangers dûs à l'environnement menacé, il n'est plus temps de s'attarder à des modes de penser dépassés. Une mère qui sauve son enfant n'a plus le temps de couper les cheveux en quatre. Il faut retrouver une réflexion instinctive.
Je pense que l'humanisme de Pascal, sans conviction, sans idéal, sans rien, par la peur excessive des gourous et des idéologies ne ressemble plus à rien. Contredire tout, se meffier de tout est aussi dangereux que de croire en tout aveuglément.
Bruno
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Annick



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MessageSujet: La philo comme acte politique   Sam 12 Avr - 11:35

A Bruno

Je trouve que ces débats sont intéressants et j'ai du plaisir à frotter ma pensée à vos argumentations qui prolongent sur ce site les débats du dimanche.

Mille mercis de vous y exprimer.

Mais je trouve, Bruno qu'à la fin de ton message à Pascal tu dérapes sur un jugement personnel ,qui me semble-t-il, n'est pas à la hauteur de ce qui précède .

Est ce que les philosophes doivent avoir des enfants pour philosopher ....????

Avec sympathie .....sois en sûre .......Annick
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bruno



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MessageSujet: Le politique et la politique   Sam 12 Avr - 10:57

Bonjour Pascal
Je ne suis pas du tout d'accord avec toi.
Tu es toi-même dans une idéologie purement individualiste. Tu me fais penser au New Age qui a finalement bien servi le libéralisme économique, dont la stratégie consiste à atomiser la psyché commune. Dans cette idéologie, chacun fait son petit développement personnel à la maison, mais se tait face aux injustices de la société. Si les philosophes des Lumières avait pratiqué ta séparation radicale entre le politique et la philosophie, tu ne pourrais même pas t'exprimer sur ce blog aujourd'hui.
Le philosophe n'est pas anonyme, il est solitaire. Socrate par exemple était solitaire, mais il a préférer subir les lois de la cité, montrant qu'il les respectait et qu'il ne s'écartait pas de la psyché commune.
Tu confonds la politique, faite d'idéoligies et le politique. Ce dernier est l'espace impartial démoncratique qu'il nous faut tous défendre quelque soit notre vision idéologique.
Ta séparation entre l'espace privé et publique est arbitraire. Les dictatures n'ont pas cette conception. Souris, tu es filmé !
Tu tailles trop les cheveux en quatre. Tu contredis pour contredire et de ce fait tu es toujours dans la division. TU es isolé, mais pas solitaire.
As-tu des enfants Pascal ?
Bruno
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Pascal
Invité



MessageSujet: la philo comme acte politique   Mar 8 Avr - 23:15

Salut à tous,
OK Bruno, il est juste de dire : < "penser par soi-même" est un acte
politique >; de même que déclarer : < tout individu a besoin, avant d' agir, de réfléchir aux "principes directeurs" qui conduiront ses actes >; ou encore : < les "Nouvelles Pratiques Philosophiques" ont pour objectif de faire philosopher le peuple ... Aider les gens, très tôt, à penser par soi-même ... > --- tout ça, ce sont des actes politiques.
Mais sont-ils des actes "philosophiques" ? Je m' explique :
-- y a-t-il, en philosophie, des "principes directeurs" ?
et dire, qui plus est, : "tout individu en a besoin" ?
-- le concept de "peuple", c' est en effet un concept politique,
mais est-ce un concept philosophique ?
-- tu parles de Nouvelles Pratiques Philosophiques, comme si, avant,
les précédentes pratiques étaient philosophiques, mais "anciennes"
-- et tu veux, étant un "nouveau" praticien, "aider les gens, très tôt,
à penser par soi-même"; certes, "penser", en ce qui concerne la
politique, est un acte politique, mais, "aider" , est-ce un acte
philosophique ?
Toutes les déclarations que tu énonces laisse entendre, qu' en philosophie, il y a "une élite" qui, par chance (école, université ... ) ou par don, par passion (et travail personnel), a été formée à la réflexion philosophique et que son devoir est de transmettre voire d' enseigner.

A mon avis, tout cela n' a rien à voir avec la philosophie; c' est de la politique mais pas de la philosophie.
Politique et philosophie sont antinomiques.
Le philosophe (à mon avis ...) réfute la notion "d' outil philosophique" si indispensable en politique (idéologie, formation, acquisition d' une "conscience politique", parti, programme, campagne électorale pour élire un leader ... etc);
parce que le philosophe n' est pas un "meneur d' hommes", il n' est pas un leader, ni un penseur qui "aide" le "peuple" à penser, ni un homme de convictions cherchant à rassembler des gens en vue de fabriquer de l' action. Pour le philosophe, il n' y a pas de "peuple", il n' y a que des humains, la nature etc; il n' y a pas de convictions, il y a des faits.

Qu' est-ce alors que le philosophe ? C' est un homme anonyme.
Cela signifie qu' il réfute la notion de "compétence" en philosophie
(tant en ce qui concerne le savoir que le savoir-faire, la "pratique").
Il réfute les notions d' autorité, de modèle, d' exemplarité, d' aide, d' accompagnateur, et encore moins d' accoucheur (oui, je sais, Socrate ... ) Pourquoi ?
Parce que le premier acte philosophique n' est pas de "penser" ni de "réfléchir" ni de dialoguer mais "d' observer", de "voir" (non pas chercher à voir, ce qui supposerait la recherche préalable d' une méthode pour "voir", et donc qu' il existerait quelque part un "savoir-faire, un savoir-voir", et donc une autorité compétente qui enseignerait cela).
Voir "ce qui se passe dans la rue", voir "ce que je suis", voir l' homme, l' humanité.
Il n' y a pas de voir "en salle"; par contre, en salle, il peut y avoir une parole - une parole objective : le débat philosophique.
Dans cet acte de voir et dans ce débat philosophique l' identité, le "qui on est, le qui je suis" n' ont pas leur place, parce que l' identité relève de la personnalité, de la réputation, de la force de conviction, de l' idéologie (idéologie, croyance, identité "culturelle" personnelles, communautaires ...etc) que l' on proclame - et, éventuellement, que l' on revendique. La revendication n' est pas un acte philosophique.

Et c' est pour cette raison que la "liberté de penser" n' est qu' une liberté "bidon", parce que penser, réfléchir sans voir, sans observer ne sont que des actes vains.
C' est aussi pourquoi l' homme d' autorité, l' homme réputé (et aussi le président directeur politique) ... etc ..., craignent davantage l' homme qui voit que l' homme qui pense et qui élabore des théories de philosophies politiques (ce qui est un non-sens, une antinomie).
Dans une dictature, il n' est pas interdit de penser (une interdiction impossible ... ) mais il est interdit de "dire", de se réunir pour "dire" ce que l' on a "vu".
L' autorité ne tue pas l' homme qui dit ce qu' il pense; elle le met éventuellement en prison ou au bagne (une forme de bannissement), cherchant à le convaincre ou le plier à la morale, ou à l' idéologie promue et propagée, parce qu' il y a là un rapport de force, c' est à dire un rapport de force entre idéologies.
Mais l' autorité tue l' homme qui a vu même s' il ne dit rien, parce que, dans ce cas, il n' y a pas de rapport de force, mais la crainte d' une parole libre, sans autorité donc sans idéologie, ce qui rend toute pression impossible.
L' homme anonyme est donc seul et, par conséquent, faible en face de l' autorité (elle n' a donc aucun mal à le tuer mais c' est la seule action qu' elle puisse faire), mais fort, c' est à dire en relation, avec l' humanité parce que son "voir" est libre.

La liberté, c' est donc la liberté de "voir, d' observer", ce qui implique d' être sensible naturellement, sans y penser, c' est à dire, d' être dégagé de tout conditionnement idéologique (moral, politique, religieux ...), d' être dégagé du conditionnement d' un langage spécifique à une idéologie, à une politique, à une foi, à une croyance, à une nationalité ... acte pour le moins étranger à ce monde parce qu 'il implique de ne pas avoir peur de mourir "idéologiquement", mourir à l' autorité (et pas seulement à la sienne) et aussi mourir au confort égotique (personnel ou communautaire ... etc) que procure la supériorité de se croire "différent" des autres, croire qu' il y a plusieurs humanités.
Quand le "voir" est libre le "penser" est libre.
La question de la liberté ouvre l' espace sur l' humanité toute entière.
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bruno



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MessageSujet: Re: la philo comme acte politique   Lun 9 Juil - 13:05

Bonjour à toutes et à tous
Je ne pense pas, que le rôle du philosophe s'arrête à la formation de l'esprit des citoyens. Tout individu a besoin, avant d'agir, de réfléchir aux "principes directeurs" qui conduiront ses actes. Il en va de même pour la société, qui a besoin de réflexion pour conduire ses actions politiques. C'est donc là aussi le rôle de la philosophie, par rapport à la société. Mais, il semble que la société écoute rarement les philosophes. Pourtant, toutes les idées politiques sont issues de la réflexion philosophique, mais lorsque la société refuse d'écouter cette dimension de la réflexion, elle utilise, malgré tout, les idées philosophiques, mais en les déformant cette fois.
Bruno
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Bernard



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MessageSujet: Re: la philo comme acte politique   Mar 3 Juil - 0:34

Ne pourrait-on pas dire en ce sens que la philosophie est à l'individu ce que la politique est à la société ?
La philosophie en effet est une méthode qui, en nous aidant à penser, nous aide à conduire notre vie par nous-même. La démocratie de même est une méthode qui permet à une société de se gouverner par elle-même, sans l'intervention d'un tiers souverain.
Nous avons donc ici à faire à deux démarches différentes l'une centrée sur l'individu, la philosophie, et l'autre sur la société, la politique.
Mais une société est faite d'individus et la démocratie, qui est la forme moderne de la politique, demande pour fonctionner la participation éclairée des individus qui la composent. Et c'est le rôle de la philosophie, et de l'éducation en général, d'éclairer les individus. Les éclairer c'est à dire leur apprendre à se déprendre de leurs idées reçues, de leurs préjugés, des superstitions, des idéologies, des modes médiatiques ...
Et les cafés philos ont ici un rôle à jouer ... qui n'est pas de masturbation mais de maturation de l'esprit !!!
Mais la question qui se pose toujours, et que pose Annick, n'est-elle pas de savoir si leur rôle doit s'arrêter là, à cette formation de l'esprit, à cet apprentissage de la pensée, où s'il doit aller au-delà vers la réflexion sur les principes qui doivent guider l'action politique et même sur l'application pratique de ces principes dans notre société? Doivent-ils, si celà est le cas, poser des actes, c'est à dire faire prendre des positions à propos de tel ou tel évènement ou loi ou décision gouvernementale? Doit-on aller jusqu'à faire des déclarations à la presse par exemple, du type "Le Café Philo Bastille est opposé à la TVA sociale car il considère que bla bla bla ...."?
Personnellement je ne le pense pas car on rentrerait alors dans des débats politiciens pour trouver des positions communes. Par contre des débats sur de tels sujets peuvent être utiles comme exercices philosophiques, exercices de mise en distance de soi-même par rapport à ses idées sur ce sujet.
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bruno



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MessageSujet: La Philosophie comme acte politique   Lun 2 Juil - 12:44

Bonur Annick
Bien sûr, que c'est un acte politique. Les "Nouvelles Pratqiues Philosophiques" ont l'objectif de faire philosopher le peuple et non pas seulement les élèves de Terminale. Aider les gens, très tôt, à penser par soi-même, c'est pas une acte politique ?
Bruno
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Annick Quénet211



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MessageSujet: la philo comme acte politique   Ven 29 Juin - 21:22

je ne sais pas vraiment comment formuler cette question, mais parfois je me demande ce que les cafés qui débattent pourraient poser comme actes pour faire coîncider philosophie, solidarité , responsabilité, je crainds parfois que nous tombions dans une masturbation de l'esprit
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la philo comme acte politique
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